Rédaction : SCPI Invest · Mis à jour le
L’essentiel à retenir
- Le PERP concernait un large public ; le contrat Madelin visait les travailleurs non-salariés.
- Les anciens contrats peuvent contenir des supports immobiliers comme des SCPI, SCI ou OPCI.
- Un transfert vers un PER peut être envisagé, mais il faut comparer garanties, frais et modalités de sortie.
PERP, Madelin et PER : où en est-on ?
Le PERP et le contrat Madelin ont été fermés aux nouvelles souscriptions avec l’arrivée du Plan d’Épargne Retraite. Les contrats existants peuvent néanmoins continuer à être alimentés selon leurs conditions ou être transférés.
Avant de transférer un contrat, reprenez ses garanties historiques et ses frais. Regardez aussi les supports disponibles et les conditions de rente : ces éléments permettent de mesurer ce que vous conserveriez ou abandonneriez en changeant de dispositif.
Les supports immobiliers possibles
SCPI
Immobilier collectif orienté vers la distribution potentielle de revenus.
SCI
Support diversifié pouvant réunir plusieurs stratégies immobilières.
OPCI
Fonds mêlant immobilier, actifs financiers et poche de liquidité.
Les points à comparer avant un transfert
- Frais du contrat actuel et du nouveau PER.
- Qualité et diversité des supports proposés.
- Garanties de rente ou tables de mortalité éventuellement acquises.
- Options de sortie en capital et en rente.
- Clause bénéficiaire et protection du conjoint.
Sortie et déblocage anticipé
Les règles diffèrent selon le contrat et le motif. Certains accidents de la vie peuvent autoriser un déblocage anticipé. À la retraite, la sortie peut prendre la forme d’une rente, d’un capital dans certains cas, ou d’une combinaison selon le dispositif.
PERP, Madelin et PER individuel : distinguer les dispositifs
Le PERP et le contrat Madelin retraite ne sont plus commercialisés depuis le 1er octobre 2020. Les titulaires peuvent conserver leur contrat et l’alimenter selon ses règles. Le PER individuel est une enveloppe actuelle, dont le référencement de SCPI dépend de l’établissement et du contrat : il ne donne pas accès automatiquement à tous les fonds.
| Dispositif | Situation | Point de vigilance |
|---|---|---|
| PERP | Ancien contrat, conservable selon ses conditions | Rente et possibilités de capital encadrées |
| Madelin retraite | Ancien contrat des travailleurs non-salariés | Règles de versement et garanties historiques |
| PER individuel | Produit actuel, pouvant recevoir certains transferts | Compartiments, fiscalité et modalités de sortie |
Exemple : comparer les frais avant un transfert
Exemple fictif : pour 30 000 € d’épargne, un écart de frais annuels de contrat de 0,30 point représente 90 € sur une assiette constante. Si le coût ponctuel total du transfert était de 300 €, il faudrait environ trois ans et quatre mois pour compenser ce seul coût par cet écart, sans rendement, variation de l’encours ni autres frais.
Une économie de frais peut être réduite par le coût des nouveaux supports ou par la perte d’une garantie de rente. Le choix immobilier proposé peut aussi moins bien vous convenir. Pour décider, faites chiffrer les frais applicables et identifier les garanties conservées ou abandonnées. Dans l’exemple, les 300 € restent une hypothèse de calcul ; ils ne donnent aucune indication sur le tarif autorisé pour votre propre contrat.
Conserver ou transférer : une méthode en quatre étapes
1. Demandez un relevé détaillé du contrat actuel : épargne, frais, supports et garanties. 2. Obtenez une proposition écrite du PER d’accueil. 3. Comparez les conditions à horizon identique, y compris la sortie et la fiscalité. 4. Vérifiez la possibilité effective de conserver ou remplacer chaque support immobilier pendant l’opération.
La sortie du PER dépend notamment de l’origine des sommes et des choix de déduction des versements. Les règles du PER ne doivent pas être appliquées rétroactivement à un ancien contrat. Les cas de déblocage anticipé et les règles concernant la résidence principale diffèrent selon les dispositifs et compartiments.
Consultez Service Public : fonctionnement et transferts vers un PER individuel et Service Public : règles du PERP avant de demander une étude de transfert.
Préparer la retraite avec quel mode de détention ?
La retraite peut être préparée par plusieurs voies. La nue-propriété de SCPI organise une période sans revenus ; l’assurance-vie possède son propre cadre de rachat et de transmission ; l’achat au comptant conserve une détention directe des parts. Aucun de ces supports n’offre une liquidité ou un capital garanti.
Le bon choix dépend de la date prévue des besoins, de la disponibilité souhaitée de l’épargne et des contrats déjà détenus. Cette page concerne les anciens PERP/Madelin et leur comparaison avec le PER, sans inciter à transférer systématiquement.
Retrouver les caractéristiques exactes de son ancien contrat
Commencez par retrouver vos documents : conditions générales et particulières, avenants et dernier relevé annuel. Le nom commercial du PERP ou du contrat Madelin retraite ne décrit pas tous vos droits. Ces pièces permettent d’identifier les garanties, les frais et les possibilités de sortie avant d’examiner la place des SCPI. Vous pourrez ensuite comparer une proposition de transfert à ce que vous détenez réellement, avec les conditions propres à votre contrat.
Demandez un état de l’épargne et de sa répartition entre les supports. Identifiez les sommes investies dans l’immobilier, les autres unités de compte et les éventuels supports présentant des garanties spécifiques. Vérifiez aussi les versements encore prévus, les options de gestion et les conditions de modification. Une analyse de transfert qui ignore l’allocation actuelle risque de comparer des produits différents sans tenir compte de votre exposition réelle.
Si une information manque, demandez au gestionnaire de la confirmer par écrit. Une ancienne garantie, une option de rente ou une obligation de versement peut changer votre décision. La valeur de l’épargne figurant sur le relevé ne décrit pas tous ces droits. Distinguez les engagements inscrits au contrat des résultats qui dépendent des marchés et des montants présentés à titre d’illustration. Cette lecture donne une base plus précise à la comparaison.
Comprendre la place de l’immobilier dans une épargne retraite
SCPI, SCI et OPCI sont des supports différents. Selon votre dispositif retraite et l’offre du gestionnaire, vous pourrez accéder à certaines de ces catégories. Pour les comparer, lisez leur composition, leur stratégie et leur fonctionnement. Deux produits qui investissent dans l’immobilier ne sont pas pour autant interchangeables. Il faut savoir ce que chacun apporte à l’allocation et quels risques il fait prendre avant de retenir un contrat pour sa seule offre immobilière.
Il faut également distinguer le placement sous-jacent et l’enveloppe retraite. Le support immobilier peut présenter un risque de perte et des contraintes propres ; l’enveloppe organise les versements, la gestion et les possibilités de sortie. Le fait d’épargner pour la retraite ne rend pas les revenus immobiliers garantis. Inversement, la disponibilité apparente d’un support ne signifie pas que l’épargne du contrat peut être retirée librement avant l’échéance prévue.
Avant d’augmenter la poche immobilière du contrat retraite, faites le total de ce que vous détenez déjà : résidence principale, logements locatifs éventuels et SCPI logées ailleurs. Ce patrimoine compte autant que la répartition du contrat lui-même. Regardez aussi le temps qui vous sépare des dépenses prévues et les baisses de valeur que vous pourriez accepter. Le revenu futur recherché doit être compatible avec cette exposition et avec votre situation actuelle.
Comparer les garanties de rente et les possibilités de capital
Comment utiliserez-vous l’épargne une fois à la retraite ? Faites préciser les possibilités de votre contrat actuel et les conditions qui les déterminent. Le PERP, le Madelin et le PER ont des règles différentes. L’origine des sommes et les options déjà choisies peuvent également intervenir. Cette vérification mérite d’être menée avant une décision de transfert : elle concerne la façon dont vous pourrez effectivement disposer de l’argent accumulé.
Si une rente est envisagée, faites préciser les paramètres utilisés dans la proposition et les garanties éventuelles. Les options de réversion ou autres protections peuvent modifier le montant servi. Une illustration de rente n’a pas nécessairement la même portée qu’un engagement contractuel. Pour comparer deux offres, retenez des options comparables et demandez ce qui serait conservé ou perdu en cas de transfert.
Si le contrat permet une sortie en capital, précisez à quoi la somme servira et quand vous en aurez besoin. Un capital disponible au départ à la retraite et un revenu versé dans le temps répondent à des usages différents. Comparez leur fiscalité et la gestion que demanderait l’argent après sa sortie. Une possibilité de retrait plus souple peut vous être utile, mais sa valeur doit être rapprochée des garanties anciennes auxquelles vous pourriez renoncer.
Étudier un transfert avec un dossier comparatif écrit
Mettez côte à côte les documents du contrat actuel et ceux du dispositif d’accueil. Le récapitulatif doit couvrir les frais et les garanties, mais aussi les supports, les options de gestion et les conditions de sortie. Utilisez des informations datées et les mêmes hypothèses de montant et de durée pour les deux contrats. Vous pourrez ainsi repérer les différences réelles sans attribuer au produit un avantage qui vient seulement d’une hypothèse de simulation différente.
Interrogez les gestionnaires sur le déroulement pratique de l’opération. Les supports immobiliers pourront-ils être conservés, devront-ils être arbitrés, et selon quelles modalités ? Comment la valeur transférée sera-t-elle déterminée ? Pendant quelles étapes l’épargne sera-t-elle investie ou en attente d’affectation ? Ces questions évitent de supposer qu’un transfert administratif préserve automatiquement chaque support et toute son exposition économique.
Après l’accord, suivez le transfert jusqu’à son enregistrement chez le gestionnaire d’accueil. Gardez les confirmations et rapprochez le montant reçu de celui attendu, en tenant compte des frais appliqués. Vérifiez ensuite les supports sur lesquels l’argent a été placé. Si vous constatez un écart, reprenez les pièces datées et demandez une explication. Attendez de comprendre cette différence avant de décider d’une nouvelle opération sur les sommes transférées.
Séparer l’économie d’impôt du résultat financier
La déduction fiscale de certains versements peut peser dans le choix d’une épargne retraite. Elle reste soumise à des conditions et à des limites, et doit être étudiée avec la fiscalité de sortie. Séparez cet effet fiscal du rendement des supports. Une économie d’impôt à l’entrée ne compense pas automatiquement les frais ou une perte de valeur. Elle ne rend pas non plus l’immobilisation de l’argent compatible avec un projet qui exige des fonds disponibles plus tôt.
Pour comparer des scénarios, faites apparaître les versements, l’effet fiscal estimé à l’entrée, les frais et les montants nets envisagés à la sortie. Séparez les hypothèses de performance des hypothèses fiscales. Une évolution de vos revenus ou de la réglementation peut modifier le résultat. Les projections doivent donc rester des outils de compréhension et être actualisées lorsque votre situation change.
Gardez une trace des versements et des transferts. Dans un PER, l’origine des sommes et les choix fiscaux peuvent modifier leur traitement ultérieur. Le gestionnaire doit pouvoir vous expliquer comment ces informations sont reprises et conservées lors de l’opération. Pour un ancien contrat, partez des relevés et des droits effectivement détenus. Une règle lue à propos d’un autre dispositif ne suffit pas à reconstituer la situation de votre propre épargne.
Préparer progressivement l’utilisation de l’épargne
À l’approche de la retraite, chiffrez les besoins que cette épargne devra couvrir. Une dépense ponctuelle, un complément mensuel ou une réserve destinée à durer plusieurs années n’appellent pas nécessairement la même allocation. Placez ces besoins dans le temps. La date de départ à la retraite vous donne un repère, mais les dépenses peuvent commencer avant ou s’étaler bien après. C’est ce calendrier d’utilisation qui permet de préparer les opérations à venir.
Réexaminez la place des supports immobiliers dans ce calendrier. Une baisse de leur valeur peu avant une opération peut modifier le montant disponible. Demandez quelles options de gestion permettent d’adapter progressivement l’allocation et quels frais ou contraintes accompagnent cette adaptation. Aucune méthode de désinvestissement ne supprime tous les risques ; l’intérêt de la préparation est d’éviter une décision précipitée prise uniquement sous la pression d’une échéance.
Rapprochez enfin le contrat retraite de vos autres ressources, notamment les pensions, l’épargne disponible et les revenus patrimoniaux éventuels. Identifiez les dépenses indispensables et les projets dont le calendrier peut évoluer. Vous pourrez mieux apprécier la part de revenus incertains que vous acceptez. La décision de conserver, modifier ou transférer le contrat doit s’inscrire dans ce budget global, avec une connaissance des droits qui restent acquis et des engagements que vous prenez.
Préparer un rendez-vous consacré à la décision
Pour obtenir une étude exploitable, apportez le dernier relevé du contrat, ses conditions, votre horizon de retraite et une estimation de vos besoins. Indiquez les autres placements détenus ainsi que les projets susceptibles de mobiliser de l’épargne avant cette échéance. Ces informations permettent de comparer les solutions sur des objectifs concrets, plutôt que sur une préférence générale pour un produit récent ou ancien.
La proposition écrite doit permettre de retrouver les caractéristiques vérifiées du contrat actuel et les conditions du contrat envisagé. Les hypothèses de projection doivent apparaître séparément. Si un point reste inconnu, faites préciser le document ou la réponse nécessaire pour le résoudre. Et lorsqu’une garantie serait abandonnée, demandez qu’elle figure clairement dans la comparaison : vous devez pouvoir identifier cette conséquence avant de donner votre accord.
Avant de signer, reprenez la proposition avec vos propres mots. Vous devez pouvoir expliquer les droits conservés, les supports qui recevront l’épargne et les possibilités d’utilisation à la retraite. Si l’un de ces points reste flou, il mérite une réponse supplémentaire. Cette compréhension vous servira ensuite pour suivre le contrat et vérifier qu’il reste adapté à l’objectif que vous aviez fixé au moment de la décision.
Questions fréquentes
Peut-on encore ouvrir un PERP ou un contrat Madelin retraite ?
Non, ces dispositifs ne sont plus commercialisés depuis le 1er octobre 2020. Les contrats existants peuvent être conservés et alimentés selon leurs conditions ; le PER est le dispositif actuel à examiner.
Faut-il obligatoirement transférer un ancien contrat vers un PER ?
Non. Comparez les frais, les garanties historiques, les supports et les modalités de sortie. Une étude du contrat est nécessaire avant de renoncer à certains avantages.
Peut-on acheter n’importe quelle SCPI dans un PER ?
Non. L’offre dépend de l’établissement et du contrat. Vérifiez la liste des supports, les plafonds, les frais et les conditions de sortie.
Le transfert améliore-t-il forcément le rendement ?
Non. Le résultat dépend des frais, des supports, des marchés et des garanties éventuellement abandonnées. Une réduction d’un poste de frais ne garantit pas une meilleure performance globale.
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